Prendre le funiculaire

Nouvelle journée à Porto. Le temps s’est amélioré, nous décidons d’aller faire un tour de l’autre côté du Douro, vers les caves de Villa Nova de Gaia. Et pour cela le moyen le plus simple est de traverser le fameux Ponte Don Luis I, ce pont en fer, d’inspiration Eiffel (c’est un de ses élèves qui l’a dessiné), qui est l’un des emblèmes de la ville. Et autant le traverser sur la passerelle haute (il y a 2 passerelles, la basse, au niveau de la Riviera, piétonne et automobile, et la haute, à hauteur de la Cathédrale Sé, piétonne et métro). Mais voilà, nous logeons dans la partie basse de la ville, comment rejoindre la passerelle haute depuis la Riviera et le bord du Douro ? Les plus courageux emprunteront la série d’escaliers qui monte à travers le quartier jusqu’à la cathédrale Sé et arrive ainsi à proximité du pont. Pour les beaucoup moins courageux, comme nous, il y a l’option facile : le funiculaire qui part de la Ribeira, derrière le pont et vous emmène à flanc de colline jusqu’à la passerelle haute (2€ le trajet). C’est rigolo et rapide, impeccable pour les jambes fatiguées ! De là haut, jolie vue sur le Ponte Dom Luis I.

Traverser le Ponte Dom Luis I

Maintenant que nous avons rejoint les hauteurs de la Ribeira, il est temps d’emprunter la passerelle haute du Ponte Don Luis I. Il ne faut pas être trop sujet au vertige, le pont culmine tout de même à 45m au dessus du Douro ! Mais c’est ce qui permet aussi d’avoir l’une des plus jolies vues sur Porto : la Ribeira, la vieille ville, le Douro, Villa Nova de Gaia, nos yeux ne savent plus ou se poser, on en prend plein la vue. Les couleurs de la Ribeira, les bateaux sur le fleuve, les maisons abandonnées, les toits des églises, des détails partout ! Seul bémol, les métros qui passent juste à côté des piétons, c’est un peu dangereux, il faut faire attention avant de traverser ou de prendre des photos sur le pont !

Serra do Pilar : la plus jolie vue de Porto ?

Après avoir traversé le pont, nous suivons le long mur sur notre gauche et tout au bout, nous prenons le chemin qui monte à gauche, en direction du Mosteiro de Serra do Pilar. Un endroit à ne pas manquer, la première position de mon top des plus jolies vues de Porto (et des jolis points de vue il y en a comme celles de la Torre dos Clerigos ou du belvédère de la cathédrale, ou celle du Ponte Dom Luis juste avant). La vue la plus large sur la vieille ville auquel il faut rajouter, juste à nos pieds, l’élégant pont de fer. Impressionnant et difficile à rendre en photo, même les panoramiques ne rendent pas justice à cette vue (d’autant plus qu’entre temps le ciel s’est couvert)

Le Mosteiro da Serra do Pilar

Si vous avez un peu de temps, allez visiter le monastère qui se trouve de l’autre côté de l’esplanade. Et si possible, suivez la visite guidée. A l’heure où nous y étions, pas de visite guidée, nous nous sommes contentés de la visite libre qui est assez limitée. Une salle avec un film explicatif sur la Région du Douro et le Nord du Portugal, et une autre sur les sites principaux de la région et enfin le cloitre circulaire.

Le téléphérique

Côté Ribeira, il y a donc le funiculaire pour relier les rives du fleuve à la ville haute ; de l’autre côté du Douro, il y a son pendant : un téléphérique qui relie Serra do Pilar aux quais de Villa Nova de Gaia. Allez hop, c’est parti pour 5 min de « vol » au dessus des toits de Villa Nova de Gaia (5€ le trajet).

Les quais de Villa Nova de Gaia et les caves de Porto

En sortant du téléphérique, nous nous promenons sur les quais, en observant les Rabelos, ces bateaux typiques de la région du Douro qui, autrefois, acheminait le vin de Porto depuis les zones viticoles jusqu’aux chais d’élevage. Aujourd’hui, ils ne servent plus qu’à transporter les touristes, le transport du vin se faisant désormais par camion.

Notre but est de visiter une cave de Porto, le choix est difficile, toutes les maisons de Porto ayant des caves dans le secteur. Internet ne nous ayant pas beaucoup aidé pour une fois, nous laissons donc jouer notre chance. On commence par Sandeman et son célèbre personnage au manteau noir. Pas de chance, pas de visite avant 14h (il est presque midi à ce moment là). Cave suivante, Calem. Une visite en anglais vient de partir, nous nous y joignons (10€ la visite avec dégustation de 2 verres).  Visite très rapide, 30 min environ, au milieu de quelques tonneaux de vins (le plus gros des caves n’est pas visible) et quelques explications sur la culture viticole, la récolte, l’élevage en fût et les différences entre les types de Porto (tawny, ruby, vintage, …). Puis vient le moment de la dégustation, un verre de Porto blanc, et un verre de Porto rouge (un Tawny). Le blanc n’est pas mauvais, mais le rouge n’est clairement pas dans les meilleurs crus. Finalement, on s’offrira un verre supplémentaire de dégustation, un très bon vintage. Par contre, la dégustation a un côté sympa, celui de discuter avec ses compagnons de visite (très multi culturel, des indiens habitant Amsterdam, un Polonais, un Anglais !)

Nous ressortons de la visite vers 13h00 avec 2 bouteilles de Porto dans le sac . Nous n’avions pas prévu de déjeuner à midi car un tour culinaire de Porto nous attendait en fin d’après midi (je vous en reparle bientôt), mais après la dégustation, la tête nous tournait un peu et sur les conseils du vendeur, nous allons déjeuner dans un petit resto local des environs. Puis il nous faut nous dépêcher pour retraverser le Douro (par la passerelle basse) et retourner à l’appartement se changer. Le timing est un peu raide, mais nous serons à l’heure à notre tour culinaire !

2 commentaires : “Porto, de l’autre côté du Douro”

  1. Nous voilà rentrés de Porto et de Lisbonne il y a un peu plus de 2 semaines. Nous avons beaucoup aimé et avons eu un coup de coeur pour Porto. C’est vraiment une destination à ne pas manquer…..

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.