C’est l’une des étapes de ce voyage en Suède que j’attendais le plus, dans l’une des régions les plus connues de Suède : le Bohuslan, la côte Ouest suédoise. Rien que le nom invite au voyage. Littoral déchiqueté, sauvage, miltitudes d’îlots, longs applats granitiques qui s’avancent dans la mer, petits villages de pêcheurs. L’évocation me fait rêver.

Après notre étape brumeuse dans le Parc National de Tiveden, nous continuons donc la route vers cette fameuse côte du Bohuslan. La brume ne nous abandonne pas. Et le lendemain matin, pour la 3ème journée consécutive, le brouillard est encore là. On va faire quelques courses au supermarché le plus proche (l’ICA de Stenüngsund est à 15 km de notre superbe maison à Kolhättan. – voir infos pratiques en bas d’article). En début d’après midi, le temps semble s’éclaircir, et après tout, nous ne pouvons maitriser la météo, il faut donc bien faire avec ses aléas. Direction le Sud de la Côte du Bohuslan.

Tjörn

Rönnang

Nous empruntons le pont qui relie la ville de Stenüngsund à l’île de Tjörn puis filons vers Ronnäng, la principale ville de l’île tout au sud. La voiture posée prêt de la zone de baignade, nous nous promenons sur les rochers. Nous sommes seuls au monde, comme perdus dans la brume qui s’accroche à nos pas. Nous imaginons toute la vie qui s’agite ici en saison, les jeunes qui sautent du plongeoir, les familles qui s’étalent sur les rochers. Mais aujourd’hui, aucun bruit, rien ne bouge. Immensité granitique et désolée. Déserte. Rêverie devant les maisons blanches de l’île Astol face à nous.

Klädesholmen ❤️

La côte du Bohuslan est composée d’une multitudes d’îles et d’îlots granitiques, habités ou désertiques. Isolées ou reliées par des ponts, des bacs ou des ferrys. Les bras de mer entre elles créent un véritable dédale. La route nous emmène ensuite sur une autre de ces îles, reliée à Tjörn par un pont. Klädesholmen, l’île aux harengs doit son nom, à la pêche de ce poisson qui fit sa renommée, activité aujourd’hui en déclin. Klädesholmen demeure une station balnéaire très prisée l’été, si on en croit la taille de son parking à l’entrée de l’île et le nombre de maisons aux volets fermés. Nous déambulons longuement dans les ruelles du village, admirant les chics maisons de bois blanches et rouges. Nous nous attardons sur les quais des petits ports qui jalonnent la côte. Les bateaux de pêche et les bateaux de plaisancebien à l’abri de leurs hangars, ne sont pas encore amarrés aux pontons. C’est beau. Paisible. Désert. Le hors-saison se fait sentir, même dans un village aussi touristique, tout est encore fermé au printemps.

Skärhamm

A Skärhamm aussi, tout est fermé, nous n’avons même pas pu boire un café. (Note pour les prochains jours : embarquer une gourde isotherme d’eau chaude). Par contre, en cette fin d’après-midi, la brume s’est un peu levée et le soleil éclaire le village.

Säby

Il est tard, la nuit ne va pas tarder, il est temps de rentrer, mais pas sans une dernière promenade pour défouler Ice. Un coup d’oeil sur l’application Maps.me, et je trouve un sentier dans la réserve naturelle de Säby, au sud de Tjörn. Idéal pour lâcher Ice et avec en prime, de jolies vues, un peu dégagées, sur la côte rocheuse et ses nombreux îlots granitiques.

Orust

2ème jour sur la côte du Bohuslan et 4ème jour de brume successif. On ne voit toujours pas cette côte, paraît-il si belle. On se laisse toujours pas décourager et on embarque sur le bac à côté de notre hébergment pour gagner en quelques minutes l’île d’Orust (gratuit, il y a plusieurs bacs tout le long de la côte, pour relier rapidement les différentes îles de l’archipel).

Mollössund ❤️

Tout au bout de l’île d’Orust, Mollössund est l’un des plus vieux villages de pêcheurs de la côte du Bohuslan (XVIème siècle). 277 habitants permanents, chiffre multiplié par 10 en été ? Aujourd’hui, c’est dans un village déserté que nous nous promenons. Nous errons entre les pontons, les cabanes de pêcheurs, les quelques bateaux déjà (toujours) amarrés à quai. Ice n’aime pas trop les pontons !

Un peu plus loin, la balade nous mène sur les plages granitiques avant le retour au village, les maisons rouges des pêcheurs et un peu plus loin encore, les maisons blanches de la station balnéaire. C’est beau et reposant.

Aucun restaurant / café n’est ouvert à Mollössund, nous décidons d’aller voir un peu plus loin.

Fiskebäckskil

Nous remontons la côte vers le Nord pour arriver à Fiskebäcksil, un grand parking appartenant à un hôtel / restaurant / séminaire nous accueille. Le Gullmarsstrand Hotel est ouvert nous décidons d’y déjeuner (voir infos pratiques à la fin de l’article). La salle de restaurant offre une vue sur la côte qui doit être magnifique lorsqu’il n’y a pas de brume, c’est raté pour ajourd’hui. Après s’être bien réchauffé, promenade dans le village, avec le même aspect tut mignon que les précédents : petit ports, cabanes de bois rouge, villas toutes blanches. Ca peut paraître répétitif mais je ne m’en lasse pas. Et un petit moulin à vent tout en bois perché sur la colline, pour le côté nouveauté.

Lysekil

Encore un peu plus au Nord, nous rejoignons Lysekil (bac gratuit pour traverser). Cette station balnéaire a un charme suranné qui ne pas vraiment emballé avec ses grandes villas de bord de mer. Seules les vieilles ruelles du Gamla Stan (le quartier historique) ont trouvé grâce à mes yeux.

Par contre, la réserve naturelle en bord de mer est magnifique : longues plages de roches granitiques typiques de la côte du Bohuslan, belles vues. Et quand, en plus, vers 17h, le soleil se lève enfin et éclaire le littoral, le spectacle devient magique. Ca ressemble parfois à la Bretagne, parfois à la Corse et pourtant c’est complètement unique (suivre les petits marcheurs sur fond bleu – le GR du Bohuslan).

Fin de cette deuxième journée sur la côte du Bohuslan, retour tardif à la maison avec un beau feu dans la cheminée !

Infos pratiques

  • Où loger : on avait choisi cet Airbnb, dans la fourchette haute de notre budget. Mais rien à redire, grand et propre, très bien équipé, jolie déco (à part l’impressionnante tête d’élan vraie, au dessus du lit, à laquelle il faut s’habituer). Grande terrasse avec bbq et vue sur la mer, un jardin d’hiver installé dans une serre, impeccable pour prendre l’apéro au soleil d’hiver, un vrai sauna. Et pour ceux qui viennent en été, il y a même des paddles. Localisation parfaite face à Orust (ferry à qq mètres de la maison), coin tranquille, très central pour explorer le Bohuslan. Propriétaire très sympa.
  • Où manger : Hors saison, l’offre n’est pas pléthorique. On a uniquement testé le Gullmarsstrand Hotell, à Fiskebäkskil. Très belle salle, avec une vue dégagée sur la mer (sans la brume), très bon rapport qualité / prix (café offert, comme souvent en Suède).
  • Où se promener : dans les villages de pêcheurs mentionnés ci-dessus, aucun risque de se perdre. Sinon, il y a le sentier de randonnée côtier : Kuststigen, suivez les panneaux avec le petit randonneur bleu. C’est ce que nous avons régulièrement fait (et quand vous en avez assez, revenez sur vos pas).

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