Après notre découverte de Grande Terre, nous avons donc repris la route vers notre second point de chute à Deshaies. Et pour découvrir Basse Terre, je vous emmène tout de suite dans l’un de mes endroits « Coup de Coeur » de Guadeloupe. Un endroit que l’on a tellement aimé que nous y sommes allés 2 fois au cours de ce séjour. Direction le Grand Cul de Sac Marin.

La réserve naturelle du Grand Cul de Sac Marin s’étend sur 3700 ha au Nord de la Guadeloupe et protège lagon, mangrove et  forêt marécageuse. C’est un petit coin de paradis sur terre. Il y a plusieurs points de départ pour visiter la réserve : Sainte Rose ou Morne-Rouge pour la partie Ouest, Vieux-Bourg ou Petit-Canal pour l’Est. La première fois, nous avons choisi de partir de Sainte-Rose pour une excursion en bateau et snorkeling.

Le Grand Cul de Sac Marin en bateau

A Sainte Rose, il y a plusieurs excursionnistes qui vous proposerons des promenades à la demi-journée ou à la journée (avec repas sur un îlet) sur le lagon. Nous avons choisi une excursion à la demi-journée, sur un bateau d’une douzaine de personnes. Nous naviguons sur le lagon, observons les ilets de mangrove qui poussent en plein milieu de nulle part, sur les bancs de sable qui affleurent.  Il fait un soleil magnifique et les quelques nuages donnent des reflets changeants aux bleus du lagons, de multiples tonalités différentes de bleu. Le bleu turquoise de l’eau, le sable doré que l’on aperçoit, le vert de la mangrove, les petits îlots, c’est super beau.

Premier arrêt au dessus d’une épave de bateau, échouée quelques mètres sous la surface. Petite séance snorkeling.

Deuxième arrêt un peu après, au milieu de « la piscine » : 40 cm d’une eau chaude à 30°C. Un vrai bain. Qu’est ce qu’on était bien ! et à proximité de la piscine, là où la profondeur est un peu plus importante, pleins de petits poissons qui se promènent par là…

Le Grand Cul de Sac Marin en kayak

Nous avons tellement admiré la beauté du Grand Cul de Sac Marin que lorsque nous nous sommes demandés quoi faire de notre dernière demi-journée avant le retour en France, nous n’avons pas longtemps hésité et décidé de retourner sur le lagon. Par contre, cette fois, nous voulions le découvrir tranquillement, seuls, sans le bruit des moteurs de bateaux ni les autres touristes. Jérôme m’a rapidement convaincue d’essayer le kayak de mer (j’étais moyennement rassurée). C’est donc au départ du petit port de Morne-Rouge que nous louons un kayak de 2 personnes et que nous mettons le cap sur l’îlet le plus proche que nous voyons au loin : l’îlet à la Biche. Et c’est parti pour une bonne heure et demi de navigation. C’est une impression étrange que de glisser doucement au ras de l’eau. Pas d’autre bruits que celui des rames et les cris des oiseaux.  Nous faisons très attention de ne pas abîmer les coraux ni les fonds marins, surtout lorsque nous nous trouvons dans les « bancs à couillons » comme ils disent là-bas. Des endroits du lagon où le fond n’est qu’à 20 ou 30 cm de la surface. En kayak, ça passe et puis on les voit assez longtemps avant, tâches plus sombres sur le bleu turquoise. Par contre, pour les scooters ou les petits bateaux sans permis des touristes c’est plus difficile et cela peut provoquer des gros dégâts. Pour nous tout se passe bien, nos bras fatiguent (enfin surtout ceux de Jérôme), mais notre cible se rapproche. Même si les fonds sont peu profonds, qu’il n’y a pas de grosses vagues sur le lagon protégé par sa barrière de corail, il y a tout de même des courants qui nous font dériver et nous devons réorienter le kayak vers l’îlet à la biche.

Lorsque nous arrivons sur l’îlet, nous ne sommes pas seuls, d’autres touristes en scooter des mers ou en bateau sont là. Ils sont attablés sous la baraque à moitié écroulée. Ils terminent visiblement leur repas, fournie dans l’excursion. Mais il est 16h, et ils repartent très vite. Et nous sommes enfin seuls au monde, comme 2 robions sur notre ilet. Nous faisons le tour, les pieds dans l’eau (l’îlet s’enfonce dans le lagon, en témoignent la baraque à moitié noyée et la plage sous quelques cm d’eau). Approchons les arbres si particuliers de la mangrove, cherchons les oursins et les étoiles de mer. Le temps file à toute allure. Il est temps de reprendre le kayak, si nous voulons être rentrés avant le coucher du soleil (qui est très tôt sous ces latitudes à cette saison). Le retour sera plus compliqué, déjà parce que nous sommes plus fatigués et ensuite, parce qu’avec la marée, les courants sont plus forts et nous entrainent vers le large, il est plus difficile de garder le cap. Nous arriverons à bon port, fatigués mais heureux de cette dernière balade en Guadeloupe.

5 commentaires : “Le Grand Cul de Sac marin”

    1. Non non je n’en ai os oublié, sainte rose et le grand cul de sac marin ont été notre première étape sur Basse Terre. Les autres arrivent rapidement

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