Nous quittons Réthymnon, direction Moni Arkadi à quelques 25 km de là. Nous quittons la route principale pour une route secondaire, quasi déserte qui monte au monastère à travers les champs d’oliviers. Nous nous rendons compte que la Crète est loin d’être un plat pays, c’est même vraiment montagneux, les routes sont sinueuses et à chaque virage, un nouveau coin de paysage s’offre à nos regards. Nous arrivons à Moni Arkadi après 40 min de route. Premier constat (qui se vérifiera le reste de la semaine) : en altitude, il fait plus frais et il y a toujours du vent. Deuxième constat : alors que les guides conseillent de respecter les coutumes dans les monastères crétois, à savoir, pantalon pour les hommes, jupe et épaules couvertes pour les femmes, bien peu de touristes suivent ces recommandations. Néanmoins, nous respecterons les lieux et les coutumes et faisons le nécessaire pour remplir les conditions de bienséance.

Le monastère d’Arkadi fut fondé au XIIIème siècle, et depuis ce jour, est toujours animé d’une ferveur religieuse. Lors de notre visite, nous verrons plusieurs moines vaqués à leurs occasions. Mais au-delà de l’activité religieuse, les monastères ont aussi eu un grand rôle à jouer dans la vie des habitants de la région lors des différentes guerres. A Arkadi, en 1866, lors de l’insurrection contre l’armée turque, un millier de personnes se sont retranchés dans le monastère. Plutôt que de se livrer, ils préférèrent faire sauter la poudrière.

Aujourd’hui, on se promène timidement dans ces lieux encore occupés, en essayant de ne pas perturber les activités quotidiennes des moines, en se demandant ce qui peut pousser un être humain à se couper ainsi du monde pour se recueillir dans sa foi, et aussi à profiter de la quiétude du lieu.

Moni ArkadiMoni ArkadiMoni ArkadiMoni ArkadiMoni ArkadiMoni ArkadiMoni ArkadiMoni ArkadiMoni Arkadi

 

En repartant, la route entre Moni Arkadi et Panormo nous offre notre première péripétie « GPS ». En effet, il faut savoir que la cartographie utilisée par Tomtom est a priori insuffisamment détaillée et les pistes sont parfois considérées comme des routes secondaires à part entière. Et, c’est comme cela qu’on se retrouve en plein milieu d’un chemin de terre à peine assez large pour une voiture, avec ornières et nids de poules à la pelle. Au départ, la route devient plus abîmée, puis se transforme en chemin de terre assez large et carrossable, et finalement, c’est une piste. Cela ne nous a d’abord pas étonné, en Sicile l’année dernière, nous avons parfois pris des chemins de terre, mais là le chemin était à peine utilisable, et pas moyen de faire demi-tour.Par contre, le paysage  qui s’offre sous nos yeux est impressionnant.

Route de Moni Arkadi à PanormoRoute de Moni Arkadi à PanormoChèvres crétoisesLa fameuse piste entre Moni Arkadi à PanormoLa fameuse piste entre Moni Arkadi à Panormo

Mais notre petite Polo s’en est finalement bien sortie et sans casse. Il faut dire que le pilote est un champion habitué à rouler sur les chemins de terre lorrains. Moi, pour ma part, je n’en menais pas large. Même si maintenant, ça nous fait rire, sur le coup, ça fait un peu peur. Donc, si le GPS vous emmène sur une route qui se transforme en chemin de terre, faites demi-tour avant qu’il ne soit trop tard ! Bilan : 1 bonne 1/2 heure à suer sur le chemin pour gagner 2km, alors que sur la route, le trajet se faisait en une dizaine de minutes. Et cela est fréquent comme nous le verrons dans les jours qui viennent. A la fin, dès que la route nous paraissait suspecte, nous restions sur l’axe principal, même si cela fait râler Tomtom !

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