Jour 3 : Merida

Merida

Retour à Mérida en fin d’après-mdi pour une courte visite de la ville. Contrairement à la côte où l’air marin rafraichissait l’atmosphère, ici, l’air est lourd, la chaleur suffocante.

Merida est une ancienne cité coloniale qui a longtemps vécu de l’industrie du sisal, cette fibre extraite du hennequen, dont on fait notamment des cordes. Aujourd’hui, cette industrie périclite, et Merida semble s’être endormie dans son passé de riche ville coloniale malgré un effort évident pour être l’une des capitales touristiques et culturelles du Yucatan.

Début de la visite par le "monumento", Monument à la Mère Patrie. Construit entre 1946 et 1957, cet édifice semi-circulaire trône aujourd’hui au centre d’un rond point. C’est une immense fresque qui raconte l’histoire précolombienne du Mexique d’un côté et l’histoire du Mexique moderne de l’autre côté. On y retrouve les codes mayas, comme le jaguar, l’aigle qui tient le serpent dans ses serres au-dessus d’un cactus (emblême du Mexique), le guerrier et aussi les représentations coloniales (les conversions religieuses, la culture du sisal …). Le tout sculpté dans un étrange style moderne. C’est toute l’histoire mexicaine qui est écrite sur ce mur.

De ce rond point, part une avenue monumentale et célèbre : le paseo Montejo, du nom de son fondateur, Francisco Montejo, conquisatdor espagnol qui y fit bâtir un splendide "palacio". Et ce ne fut pas le seul : les riches industriels, exploitants le sisal, milliardaires furent nombreux à y faire construire leur demeure. Aujourd’hui descendre cette avenue, c’est replonger quelques siècles en arrière au temps de la richesse colonial. De somptueuses maisons s’y succèdent, c’est un peu les Champs Elysées mexicains, qui contribuèrent à donner à Merida son surnom de "ville blanche", du fait de la couleur des pierres.

Puis retour au centre ville. On commence par la visite du Palacio del Gobierno. Autour d’une cour intérieure, une bâtisse  à étage, peinte dans le traditionnel vert mexicain, ouvre ses pièces sur une galerie à colonnade. Partout des fresques modernes racontent l’histoire de cette région du Yucatan. Notamment, l’exploitation des esclaves par les conquistadors pour l’exploitation du sisal, leurs difficiles conditions de vie, leur révolte. Le rôle des frères religieux dans cette conquête, la place de l’indien maya dans la nouvelle civilisation qui se construisait. Notre guide est très doué pour nous transporter à cette époque et nous raconter la vie difficile des indiens. Ce fut une visite très instructive, culturellement et historiquement parlant, pour mieux comprendre le Mexique. Et ce malgré la chaleur étouffante qui règne dans ses bâtiments. Pourtant, l’heure est plus tardive, il est 18h, le soleil descend à l’horizon, mais la chaleur de la journée s’est accumulée dans les vieilles pierres.

Après la visite, nous décidons d’abandonner le bus et notre guide qui ramène les autres à l’hôtel pour partir à la découverte de la ville (rien de plus n’est prévu au programme, c’est assez léger). Nous voilà donc, guide en main, à nous promener dans les rues de la ville.

En commençant par le centre de la ville, celui où bat le coeur de la cité coloniale : la plaza mayor, ou zocalo. Vaste place ombragée où les mexicains aiment venir flâner. Il y fait plus frais, la promenade est très agréable. Le soir, on peut assez souvent y écouter des concerts ou y voir des petits spectacles. Tout autour de la place, des bâtiments coloniaux comme le palacio del gobierno, le palacio municipal, le palacio Montejo et la cathédrale. Des arcades courent autour, abritant quelques commerces, bars et centre commercial pour les touristes. S’il n’y avait pas la circulation routière autour du zocalo, on pourrait facilement s’imaginer y être encore au temps des conquistadors et des belles demeures.

Après l’achat de quelques cartes postales, nous repartons vers notre hôtel à quelques rues de là. Finalement, le principe de numérotation des rues (les rues impaires dans un sens, les paires dans l’autre) permettent de se repérer facilement et de ne pas se perdre. Nous passons dans des rues aux façades coloniales colorées. De vieux bâtiments se ditinguent par endroits par des façades plus travaillées. Nous nous arrêtons dans un supermarché pour faire le plein de bouteilles d’eau pour les jours à venir (beaucoup moins cher que de les acheter dans les hôtels ou les lieux touristiques), dans une farmacia, les pharmacies locales où l’on trouve non seulement des médicaments, des produits cosmétiques mais aussi des cigarettes ;).

Arrivée à l’hôtel, le temps d’une douche et direction le resto pour le repas du soir. Puis, nous décidons de sortir. A quelques centaines de mètres de l’hôtel, nous repérons un bar, le Pancho’s, qui deviendra notre fief pour les jours à venir.

Fin de la journée …

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