Jour 3 : le temple de Karnak

Le temple de Karnak

Fin d’après-midi, direction le temple de Karnak à Louxor.

Dédié à Amon, ce temple est sans doute le plus grand complexe sacré de l’Egypte ancienne. Certains disent que c’est le plus beau des temples, moi je lui préfère celui de Louxor ou encore Philae. Néanmoins, Karnak reste une visite incontournable. Le site est gigantesque et malgré l’affluence de touristes, toujours très nombreux, ce temple immense recèle de nombreux recoins hors du trajet des foules. Difficile d’imaginer ce que devait être la splendeur de ce temple au temps des Pharaons et des grands prêtres d’Amon, quand il abritait un peuple entier au service de Dieu. Véritable cité religieuse, construite sur plus de 2000 ans, chaque pharaon y a bâti un monument qui a enrichi le complexe. Dans ce labyrinthe de colonnes, de couloirs, de salles et temples, il est aujourd’hui facile de se perdre sans vraiment saisir complètement l’aspect magique et mystérieux des lieux. Par contre, on sent ici le poids de l’éternité et des millénaires, de la magnificience et de la  mégalomanie des pharaons. Un endroit à vivre après le coucher de soleil, où, à l’écart des foules moins nombreuses, il est plus facile de s’imprégner de l’esprit divin des lieux.

L’allée des sphinx et le pylône

Comme à Louxor, une allée de sphinx permet d’accéder au premier pylône, l’entrée du temple même. Ceux-ci sont des phinx à tête de bélier.

Les 113m de la façade n’ont pas achevés, les pierres sont encore brutes.

 

La grande cour

En avant du 2ème pylône et de la grande salle hypostyle, la grande cour qui porte bien son nom car elle est immense. A voir dans cette cour, l’unique colonne rescapée d’un ensemble de 10 colonnes (colonnade de Taharqa), 21m de haut et une statut colossale de Ramsès II (encore lui) avec l’une de ses filles.

Cette cour s’ouvre sur 2 chapelles : celle de Sethi II et celle de Ramsès III, une cour bordée de colonnes à statues d’Osiris.

 

La salle hypostyle

C’est l’élément grandiose du Temple de Karnak, l’oeuvre de Sethi I et de Ramsès II est le lieu incontournable de Karnak. Si comme nous, vous avez la chance de profiter des quelques minutes de répits entre 2 groupes de touristes, vous pourrez alors vous promener tranquillement et en silence (enfin presque 😉 ) dans une véritable forêt de colonnes gigantesques ! Impressionnant, le véritable poids de l’éternité … Cette salle bien préservée (à l’exception des peintures originelles qui comme dans la majorité des temples ont presque disparu) donne vraiment la dimension du temple original.

Quelques chiffres pour donner une idée de la démesure de la salle hypostyle : 134 colonnes, 15 m de diamètre chacune, 12 colonnes pour l’allée centrale qui supportent un plafond culminant à 23m de haut.

Sur les murs de la salle, sont gravées scènes de couronnement et scènes de bataille (on y retrouve l’évocation de la célèbre bataille de Qadech sous Ramsès II).

 

 

Les autres cours

Se succèdent ensuite une série de pylônes et de cours, dont celle d’Aménophis III où trone encore l’obélisque (penchée) de Thoutmosis I et la cour de Thoutmosis I où se dresse toujours l’une des 2 obélisques de la reine Hatchepsout .

 

Puis viennent le reposoir de la barque et au fond l’Akh-Menou.  Il faut y voir la salle hypostyle avec ses grandes colonnes et ses plafonds encore partiellement décorés d’un ciel bleu constellé d’étoiles.

 

Le lac sacré

Destiné à la navigation des barques sacrés, le lac sacré est aux dimensions du reste du temple, géant : 120 x 77 m. A proximité le scarabée de granit qui, selon la superstition, apporte un enfant à celle qui tourne plusieurs fois autour.

 

Les pylônes extérieurs

Sur le côté du temple, 4 autres pylônes signalent l’entrée du domaine d’Amon. Sur le 7ème pylône, on peut voir les scènes de massacre rituelles destinées à impressionner les foules, et devant un ensemble de statues et un fragment d’obélisque.

 

Fin de la visite à se balader dans les ruines. Il est difficile de s’y repérer et j’ai beaucoup de mal à reconnaître les restes de bâtiments que nous croisons, même avec le guide à la main ! Quelques panneaux explicatifs ne seraient pas du luxe ! et puis, c’est tellement immense, qu’il est impossible de tout voir dans un temps aussi court !

En s’éloignant un  peu, on a une belle vue d’ensemble du complexe :

 

retour à l’entrée où nous attend le guide pour une balade en calèche dans les rues de Louxor.

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