Les choix techniques
Les choix
Comme le délai imparti pour rendre la maison habitable était très court, il a fallu faire quelques choix techniques.
Tout d’abord, casser le maximum pour repartir sur des bases saines : planchers et poutres de l’étage, murs non porteurs, nettoyage des murs, … Pour ne se retrouver quasiment qu’avec le toit et les 4 murs.
Le plancher de l’étage
Outre le fait qu’il était quand même très pourri, il était nécessaire de refaire le plancher de l’étage pour :
- réhausser les plafonds du rez-de-chaussée à une hauteur standard : 2,50m.
- éviter tous les faux niveaux très pénible à l’usage : une seule et même hauteur de plancher à l’étage.
Le choix des matériaux : béton ou bois ? L’inconvénient du béton, c’est qu’il faut carrément refaire une dalle, ce qui n’est guère pratique lorsque la maison est déjà construite. Trop coûteux et trop difficile à mettre en oeuvre (étais, coffrage, coulage du béton, le monter à l’étage, …). Nous opterons donc pour un plancher traditionnel en bois. Papa se propose de le mettre en place, c’est simple et peu coûteux et puis, ça a un petit côté rustique qui me plait ! Nous en profiterons pour laisser les poutres apparentes. Pour le plancher, idem, nous choisissons une plancher en sapin simple. Quitte à remettre un parquet avec une isolation phonique plus tard.
Les fenêtres
Déjà, remettre toutes les fenêtres de même niveau, avec les mêmes dimensions, ce qui suppose de casser un minimum et de refaire des linteaux. Pour la matière, j’aurais préféré le côté rustique et chaleureux du bois, mais nous avons finalement choisi des fenêtres en PVC. Double vitrage à isolation thermique renforcée (les hivers sont froids par chez nous), ouvrants oscillo-battants pour la commodité. Pas de volets roulants intégrés, dèjà parce que je trouve ça laid (je préfère l’aspect des volets en bois traditionnels sur une façade), ensuite parce que ça supposait de réduire la taille des fenêtres qui ne sont déjà pas très grandes. La luminosité a eu la priorité.
L’isolation des murs
Pour des raisons de simplicité de mise en oeuvre, nous avons opté pour un habillage en plaque de polystyrène doublé de BA13 pour les murs extérieurs. Le tout monté sur rail pour laisser respirer les murs en pierre derrière. On fixe déjà l’armature de rails métalliques puis on visse dessus les plaques. Pour une efficacité optimale, nous avons choisi une épaisseur de polystyrène de 10 cm pour toutes les façades de la maison et une épaisseur de 4 cm pour la façade mitoyenne (la maison à côté est habitée et chauffée).
L’isolation du grenier
Pour l’instant, nous sommes directement sous le toit, ce qui n’est pas optimal en terme d’isolation en hiver aussi bien qu’en été. Etant donné la hauteur totale de la maison et la hauteur du premier étage, nous décidons de recréer un grenier au-dessus de l’étage (2,50m pour l’étage, le grenier ayant une hauteur au plus haut de 1,80m). Toujours avec une structure en bois, pour laquelle nous laisserons les poutres apparentes, par contre, le plancher sera en plaques de copeaux pressés hydrofuge. Moins joli, mais nous le recouvrirons probablement de lambris. Comme les combles seront perdus, nous décidons de dérouler les rouleaux de laine de verre, épaisseur 20 cfm directement à plat sur le placher, ce qui est plus simple que de suivre le rampant du toit.
Les cloisons intérieures
Sur les murs existants, débarrassés de toutes leurs couches de peinture, plâtres, …, nous fixerons simplement des plaques de BA13 sur rails, nous perdrons un peu de surface mais les murs respireront mieux. Pour les cloisons intérieures à recréer, nous étions d’abord partie sur du carreau de plâtre à maçonner(mur de la cuisine). Mais c’était assez difficile et long à monter. Nous avons finalement opté pour la cloison alvéolaire : ça se monte facilement et rapidement et ça possède de bonnes qualités acoustiques.